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Nye O'Hara
| Red Lill' Poppy |
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₪ Messages : 59
₪ Âge : 19 ans

₪ Feuille d'Intrigue ₪
Participation à l'Histoire: Non \o/
Carnet de bord:
Avancement dans l'Histoire:
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MessageSujet: .Nye ✖   Dim 9 Mai - 19:26


    ₪ MON IDENTITE ₪

    - Nom : O'Hara | Letter to Dana de Sonata Artica |
    - Prénom(s) : Nye
    - Surnom(s) : Le roux, Roussette
    - Âge apparent : 19 ans. | Tout beau tout joli |
    - Mise en circulation : 2149 | Mais en début d'année, il est tout frais |
    - Génération et Matricule : 3e génération - V-0801
    - Modèle ethnique : Caucasien (Irlandais)
    - Statut : Simple étudiant / Brocanteur à mi-temps
    - Orientation sexuelle : ?

    ₪ MA PHYSIONOMIE ₪

    « Gentlemen, this fallen angel is the illegitimate daughter of art and science.
    A modern marvel of engineering, clockworks elevated to the very natural process which even now is in your blood, racing, your eyes flashing at such irreproachable beauty. »

    - Physique :

    Un feu follet vu le loin, comme ça. Une jolie tête rousse ébouriffée, posée comme le point sur le i d'un corps chétif. Nye n'est pas très grand, ne dépasse pas le mètre soixante-cinq à vrai dire, son concepteur se sentant une âme d'artiste essayant de capturer pour toujours un fugace moment de l'adolescence, les pieds dansants entre deux sexes. Son visage a pris la finesse des filles et le reste de son corps des contours plus anguleux. Mais fin. Il avait le sens du détail son créateur ; pour chaque androïde créé il s'inspirait d'une fleur. L'autre nom de Nye aurait pu être « Poppy », car c'est bien d'un coquelicot dont étaient tirés sa fragilité et sa rousseur.

    Enlevez-lui ses pétales et demandez lui de poser pour une quelconque photo nu. Vous vous rendrez compte que l'équilibrage subtil de son corps entre parties osseuses et plus charnues. Quelque chose qui ne vous semble pas très naturel même, comme si quelqu'un avait absolument tenu à ce que la ligne de sa clavicule se dessine avec précision quelque soient ses mouvements, et que son cou ne trahisse ni l'emplacement de sa jugulaire, ni d'aucun autre tuyau souple qui tentait d'imiter la machine humaine. Dans le dos les cervicales, les omoplates et la colonne serpentant doucement entre semblent avoir été ciselées par une main amoureuse. L'art de son créateur s'était concentré dans son visage et le long de son dos, le reste est beaucoup moins charmant.

    Pour le reste de son corps son programme prenait le pas sur la sensibilité. Des hanches un rien plus larges que la norme masculine, plus douces aussi, un petit ventre douillet bien niché lové entre les lignes de son bassin, des petites fesses quasi-sphériques et des cuisses moelleuses, de quoi faire oublier les seuls vestiges de masculinité de l'endroit ; une partie charnue absolument imberbe (une sorte d'expérience menée sur certaines déviances sexuelles). Par amour pour ses créations le designer avait tenté de rendre le reste aussi harmonieux que possible, et ça l'était. Pour une œuvre d'art, un concept. Pas vraiment pour un être humain.

    - Allure :

    Sa gestuelle est à 80% celle d'un enfant. Programmés tout au fond de son PersonnaFix, ces gestes viendront par défaut, agissant en tant qu'attitude naturelle. Il bouge de façon assez libre, se tortillant dans des sens improbables en regardant distraitement la télé, fait des expériences de positions étranges, se tripote les cheveux, les lèvres ou les orteils quand il est déstabilisé, gêné ou simplement en train de réfléchir. Son corps reflète bien trop franchement ses sentiments, et il est assez courant de le voir pleurer. C'est quelque chose qu'il ne contrôle pas, de grosses larmes trop salées sortent de ses yeux même si le moment ne s'y prête pas du tout, même s'il ne souhaiterait qu'une chose ; garder la tête haute face à l'enfoiré qui vient de le jeter.
    Il adore par ailleurs mâchouiller des tissus, dort avec un tissu légèrement parfumé (une sorte de doudou mais il peut parfaitement s'en passer) et se retrouve très souvent en position fœtale, comme si être enroulé sur lui-même le rassurait d'une façon ou d'une autre.

    Allez vous comporter comme ça à l'extérieur quand vous êtes sensés être majeur et vacciné. Dans la rue et en société il s'en sort en mimant désespérément les gens qui lui tombent sous les yeux. Il essaye de marcher droit et de regarder devant lui pour ne pas se prendre de réverbères, ce genre de choses. Passer pour quelqu'un de normal dans la rue, c'est tout, et cela représente 5% de ce qu'il est, à peine. Le reste étant lié à ses crises fréquentes.

    - Goûts vestimentaires :

    Les superpositions de choses, les capuches, et les vêtements oscillant entre le doux de l'enfance et le déchiré de l'adolescence. Il s'habille exclusivement dans ces magasins de mode alternative où tout est à peu près plus cher que dans une boutique normale. Manches trop longues rayées vert pomme et vert anis -parce que oui, il aime le vert, certainement frustré que ses yeux ne soient pas de cette couleur- jean qu'il achète déjà rapiécés et délavés. Il porte très peu de bijoux, supportant difficilement quelque chose lui ceignant les poignets ou une chaine autour du cou. Les boucles d'oreille ont son entière affection, surtout les anneaux dans le cartilage (deux à l'oreille gauche, un à la droite) et au lobe un motif en forme de croix de bourgogne.

    - Signes particuliers : Il aime se maquiller mais ne sait pas très bien le faire, restant au stade "panda", entourant ses yeux de bandes noires trop larges.

    ₪ MA PSYCHOLOGIE ₪

    « Sprung fully-formed from my brow, dewy and sweet; she can be yours and yours again, for her flesh is the incorruptible pale to be excused from the wages of sin. »

    - Généralités :

    Quelque chose entre la candeur et la désillusion, là encore il marche sur un fil fragile. Nye peut autant être souriant, plein de vie qu'il peut faire des crises de désespoir récurrentes, à pleurer et se déchirer la peau. On le juge sur-émotif dans une société où moins l'on ressent, mieux on se porte. Un mot ou un regard peut avoir un impact impressionnant sur lui. Sans dire qu'il se mettra à pleurer dès qu'on lui dit un mot plus haut que l'autre, la réalité n'en est pas loin. Ses relations avec les autres sont en dents de scie, très bonnes, limite idéalisées jusqu'à ce qu'il se prenne une barre de fer dans la tête.

    Nye est un éternel enfant au seuil de l'adolescence, coincé au moment où les rêves de sucres et de simplicité se déchirent et laissent entrevoir "autre chose" de sombre et glauque. Un état qui ne dure que de longs mois chez les humains, où l'on souhaite en recoller les morceau, retourner en arrière et se lover dans ses draps d'enfants. La petite tête rousse est en permanence à la recherche d'un réconfort, du plus, toujours plus de douceur, générant lui-même une bulle cotonneuse où il peut survivre sans déchirure de l'âme irréversible. Haine, frustration, toutes ces choses qui l'étouffent et l'annihileraient à long terme il s'en débarrasse en fermant les yeux, se noyant dans de la musique, un film ou un livre. Comment faire entrer une autre personne dans ce petit système si fragile ? Impossible, et la vie ne lui a pas démontré le contraire jusqu'ici.
    Ses relations amicales ne sont que la répétition à l'infini du même échec. Tout finit par foirer, toujours, seul le temps que ça met à mourir change. Ce n'est jamais très long en général.

    La cause ? Des crises incontrôlables, juste une énorme résurgence de son programme. Lui a simplement l'impression d'être fou, ou très très malade et incurable. Il ne peut pas s'empêcher de coucher avec toute personne dépassant le simple stade "d'inconnu". Oui ça marche quand vous passez de "personne lambda" à "simple connaissance". Et c'est horrible, sans doute le même besoin puissant qui pousse d'autres tarés à éviscérer des gens. Pour les attirer dans son lit Nye est capable de supplier, de promettre, de se plier à n'importe quoi. Une fois le moment passé sa reprise de conscience est le plus violent en général. Comment a-t-il pu s'avilir à ce point ? Une fois de plus, une fois de plus. A peu près tout arrive dans ces moments, des cris, destruction d'objets proches, griffures profondes, nausées. Et peu importe la culpabilité à chaque fois c'est le même cauchemar qui commence. Alors il essaye de ne plus rencontrer personne vous voyez, c'est mieux pour lui. Mais ses pulsions ne disparaissent pas et quel ami voudrait vous servir de sex-toy ?

    - Vices :

    Ne pas voir, ne rien dire, ne pas entendre. Il es très fort à ce jeu quand il s'agit de se protéger. Au sortir de ses crises, dans un état de nerfs assez déplorables, il arrive qu'il reporte entièrement et injustement la faute sur la personne qui dort encore dans son lit, surtout s'il la connait, surtout s'il y tient. Évidemment cela ne fait qu'achever toute relation un peu plus rapidement.
    On ne s'y attend pas venant de lui mais il est d'un tempérament susceptible, capricieux à l'occasion et rarement colérique. Ça lui arrive de prendre littéralement feu, en général quand on s'essuie un peu trop les pieds sur son égo. Il devient une petite boule de fureur qui crie et qui grimace, qui aimerait s'arracher les cheveux, ou vous arracher les yeux pour mieux vous les ouvrir. Étant très très très buté il ne fais jamais de concessions sur ses idées et ses convictions. S'il a décidé qu'un film était mauvais et qu'il vous le répète pour la troisième fois d'un ton lourd malgré vos arguments, sérieusement... laissez dire.

    - Aime :

    Ce qui brille, ce qui a de belles couleurs et ce qui pend du plafond. Dans toutes les pièces de son appartement il y a des choses qui pendouilles, sphères en verre ou même en plastique transparent, disques collés ensembles, rouages brillants... Il aime énormément les horloges et à peu près toute chose à mécanismes apparents. Il adore également le folklore de son pays et collectionne les livres de contes et légendes, en évitant soigneusement les farces pour touristes et autres livres de fées joyeuses peintes à l'aquarelle.
    Dans son unique bureau recouvert de pièces de maintenance pour son G1 il y a un tiroir rempli de petits flacons de paillettes, de différentes couleurs. Il ignore encore l'usage qu'il pourrait en faire. C'est aussi un grand amoureux des poissons rouges ; s'il pouvait avoir un énorme bassin comme dans les restaurant chinois il serait le plus comblé des hommes. Il adore le bruit de la pluie sur les vitres, prendre un bain chaud en l'écoutant tapoter sur son vélux (enfin s'il avait une baignoire et un vélux...).

    - N'aime pas :

    La poussière. On a beau la chasser elle revient toujours, c'est infernal, ça grise les couleurs, ça encombre les bronches, c'est le mal. Les escargots lui foutent les jetons aussi, il arpente suspicieusement les routes du regard les jours de pluie et serait capable de changer de trottoir pour éviter ces résidus extra-terrestres. Par amalgame tout ce qui a tendance à être invertébré, mou, flasque et vivant le panique à différent degré. Il peut donc fixer pendant un certain temps un flan ou de la jelly, pendant des heures même si on ne l'emmène pas ailleurs, afin de déterminer si cette chose est réellement inanimée.
    Il préfère la douceur à ce qui est rêche : par extension il n'aime pas le carré, le crépit, les échardes, les personnes agressives ou vulgaires, les maisons ressemblant à des cubes et les barres d'immeubles.

    - Sociabilité :

    En dehors de ses crises Nye est très agréable à vivre. Il a tendance à prendre la vie comme elle vient en voyant son meilleur côté. Pour lui taper sur le système il faut être soit une brute épaisse, physiquement ou mentalement, ou simplement qu'il ait eu dès le départ un mauvais ressenti avec vous. Parce qu'il n'est pas pétri de qualités ce petit ; d'accord il juge les gens au feeling mais il est très difficile de le faire revenir sur son jugement. D'un point de vue plus général, l'avis des autres lui glisse dessus comme la pluie sur un imperméable. Ses idées germent et restent dans sa tête, et si on essaie de lui faire entendre raison il peut s'enflammer comme une bougie. Les idées sont les seules choses pour lesquelles il s'énerve régulièrement.
    A l'aise au milieu des foules, il s'y faufile et sait y trouver sa place sans marcher sur les pieds des gens. Il des soirées calmes avec une dizaines d'amis plutôt que les orgies étudiantes avec cinquante personnes totalement inconnues vomissant en fin de soirées. Il supporte très mal à la solitude. Pas le fait physique d'être seul chez toi pendant deux jours ou deux semaines ; mais le fait de savoir qu'il n'a personne à voir, personne à qui parler s'il en ressent le besoin.


    ₪ MON HISTOIRE ₪

    - Passé :

    Selon ses souvenirs, sa vie s'est faite dans une petite maison au jardin vert émeraude, trois arbres et des bosquets de fleurs, avec un chien et un petit vélo. Son père était roux, atteint d'une calvitie sérieuse et avait un sens de l'humour un peu douteux. Sa mère était également rouquine, une grande femme aux formes très généreuses, aux cheveux longs et bouclés, la peau laiteuse constellée d'étoiles brunes. Pas très bonne chanteuse, mais conteuse hors pair, et au moins l'humour de son mari la faisait rire. Nye n'a que des souvenirs d'enfance heureux, un passé banal, sans accroches.

    Il venait d'emménager dans son appartement ; les cartons n'étaient pas tous défaits et il s'adaptait petit à petit à son université. Il avait invité pour la première fois un de ses camarade et se concentrait pour ouvrir une canette quand le Besoin s'était manifesté pour la première fois. Comme un glissement de personnalité, il s'était glissé sur les genoux de l'autre et avait minaudé comme il n'avait vu aucune actrice le faire. La première fois ça n'avait pas été trop difficile. C'était fait, point barre, et quand il s'était réveillé au milieu de la nuit il s'était recroquevillé dans un coin de son lit, tassé contre le mur, loin de l'inconnu qui dormait à ses côtés.

    Les mois avaient passés, et plusieurs fois le Besoin était revenu, ponctuel, dès qu'il faisait la connaissance d'une nouvelle personne. Il commençait à le connaître, à le sentir venir. On ne maitrisait pas le Besoin, on ne l'oubliait pas, on ne le noyait pas dans l'alcool. Il était impérieux et exigeant, presque violent. Il ne se contentait pas de filles, non, coucher avec ses demoiselles ne l'affectait aucunement. Nye avait demandé à son généraliste l'adresse d'un bon psy qui prétendait le soigner à grands coups de placebos. Le Besoin était une maladie, et c'était lui le malade, le désaxé. Chaque nouvelle manifestation le laissait un peu plus dévasté, un peu plus écœuré de lui-même. Parce qu'Il ne faisait pas de distinction d'âge, de situation sociale, de bien ou de mal.

    ✖️✖️✖️

    La nuit était étouffante, une de ces nuits d'été qui n'avait même pas la fraîcheur pour elle. Nye refit la boucle de sa ceinture avant que ses mains ne se mettent à trembler et s'éloigna de la ruelle, de ce mur, perdu au milieu des flaques de lumières des réverbères. Il regardait la rue sans la connaître, il essayait de ne pas se souvenir, ne pas se souvenir. La réminiscence d'un instant s'imposa pourtant à lui, l'odeur plus que forte d'une autre sueur, le contact rêche de poils bruns et bouclés sur la poitrine dans lesquels ses doigts s'empêtraient... Ses jambes flanchèrent, ses mains se rattrapèrent maladroitement à un lampadaire et le dégoût éclot sans prévenir. Et il le vomit. C'était la première fois que sa conscience le rendait malade. Pâle et cramponné au large poteau de fer, il essaya d'un revers de main larmes et vomissures, atteint difficilement son appartement, son repère, prit une longue douche et s'enterra sous sa couette.

    Le lendemain la nausée ne le quitta pas. Ni les jours d'après. Elle le prenait surtout le matin, quand il était faible et sortait tout juste du sommeil. Heureusement il avait un merveilleux médecin, et une petite opération suffit à le faire repartir d'un bon pas. Jusqu'à la prochaine crise. Il fut malade de la sorte une deuxième fois, et cette deuxième fois il était prêt à se laisser mourir, tout simplement, laisser sa conscience le tuer. Seulement elle ne semblait pas pressée, le laissait trop malade pour être bien, pas assez mal pour trépasser. Au bout de longues semaines d'entêtement il retourna voir son médecin qui le traita d'irresponsable et l'envoya une deuxième fois sur le billard.

    ✖️✖️✖️

    - Sérieusement... non mais... juste, dégages.

    Nye battit des cils, une fois, très lentement. La poudre du mascara bon marché s'accrochait à ses cils comme le pollen sombre d'une fleur étrange, un fleur de nuit.
    L'adolescent était affalé sur son ami, son seul ami, stoppé dans une ondulation aguicheuse. Le Besoin avait dilaté ses pupilles, ne laissant qu'un mince anneau de marron tendre autour. Eliah les observa un moment, puis écarta l'autre corps. Eliah était passé outre la premier contact avec Nye, quand il déshabillait littéralement la personne sans trop lui laisser le choix, il avait enduré la crise du rouquin à son réveil, et lui avait plus ou moins servi de "coup du soir deux" puis "trois" lors d'autres rechutes. Il soupira doucement.

    - Je ne le ferais pas avec toi ce soir. Ni plus tard. Je ne veux pas être un sex friend tu sais ?

    L'intéressé ne répondait pas ; les lèvres vaguement fermées, il le fixait avec une envie désormais teintée de crainte. Sa pupille jouait au yo-yo. Eliah lui prit doucement les mains, et de toute l'assurance de ses yeux noirs reprit la parole, simplement pour énoncer des faits, tendit que le corps de son ami se recroquevillait petit à petit, touché dans cette sorte d'état second qu'il haïssait tant.

    - J'ai rencontré quelqu'un tu vois ? Même si je le faisais avant, maintenant je ne peux plus être là pour toi de cette façon.

    Il devait dire quelque chose. Il n'avait pas besoin de ses pleines capacités de réflexion pour comprendre que quelque chose de crucial était en train de se jouer. Sa gorge était complètement nouée et il ne savait pas quoi dire, comment retenir les gens qui veulent partir. Juste une chose, une seule.

    - S'il-te-plait, murmura-t-il pitoyablement.

    Il sentit le tissu fausser compagnie à ses doigts qui ne serraient pas assez fort, entendit les pas s'éloigner et le bruit de la porte, refermée sans rage ni passion. Le Besoin se désagrégea et il resta sur le sol du salon, à pleurer, pleurer d'être aussi seul.

    ✖️✖️✖️

    La porte se referma dans un carillon qui évoquait un autre âge. La pièce mêlait plusieurs odeurs ; celle de la poussière, celle du métal et de l'huile qui graissait les pièces, celle du bois et du vernis, des pages de livres qui séchaient lentement, du vieux cuir et fleurs fanées. Un homme sortit de l'arrière-boutique, un vieux bonhomme sertit d'une courte et affable barbe blanche. Il sourit à la vue du garçon et son sourire disparut dans sa moustache, celle-ci se pointant vers le haut comme pour continuer sa mimique. Nye se tordait affreusement les doigts et tenta de retrouver le dialogue qu'il avait répété trois fois dans sa tête sur le chemin.

    - Je... Bonjour oui, je viens pour... enfin en fait c'est parce que je connais... Dave vous voyez ? Je suis un de ses... Enfin je suis à la fac avec lui, et donc il m'a dit que vous aviez besoin -un peu- d'aide et que...
    - Vous êtes le nouveau brocanteur ? glissa le vieux sans lui reprocher son cafouillage.
    - O-oui voilà.


    Le vendeur leva la main comme pour chasser sa timidité, ce qui marcha à moitié. Quelques heures plus tard Nye avait perdu son air de poule jetée au milieu d'un terrier à renard, et profitait de la pause café du gérant pour fureter à loisir dans l'énorme bazar ambiant qu'était la brocanterie. Il trouva des vieux livres d'astrologie et plusieurs pièces d'horloge couleur étain. Il se glissa dans la réserve, à la recherche d'autres trésors. Il y avait des fragment de coucou-suisse de mauvais goût, des modèles réduit de très anciennes voitures, des cartons entiers remplis de pièces détachées de robots, de très vieilles collection de livres dont l'encre commençait à partir en voyage... Il y avait beaucoup de vieux androïdes dans l'avant-boutique, seulement de la première génération, des modèles plus ou moins branchés. La réserve n'en contenait qu'un seul, assis dans un coin sombre, proie des araignées et autres insectes qui s'étaient installés entre les rouages encrassés. Sur la plaque qui recouvrait ses engrenages vitaux, il y avait une petite vitre de verre toute ronde et sale, qui donnait sur un mécanisme de montre. Plusieurs pièces manquaient au niveau de sa gorge et son visage était moulé dans le métal, cuivre lisse et taché. Il avait du être apporté et oublié, enseveli comme il l'était derrière une petite montagne de carton divers. Nye l'avait aimé tout de suite, lui et tout ses rouages. Il l'avait regardé de loin comme on découvre un trésor, puis l'avait soigneusement dissimulé de nouveau, retournant à son travail en se promettant de revenir.
    Et il était revenu souvent, s'approchant prudemment la première fois, laissant trainer ses doigts sur le métal pour en découvrir la vraie couleur sous la poussière, approchant un oeil curieux du petit rond vitrifié... Il avait presque l'oreille collée à la vieille carlingue quand il l'entendit. Le cœur battant au rythme d'un tit-tac, si ténu, presque étouffé... Près de la main articulée trainait un papillon de métal, une clef d'horloge. Bruit de métal qui glisse contre le bois, et il sondait du bout des doigts l'orifice, le petit trou près du cœur qui semblait en être la serrure.
    Crrr. Crrr. Juste un tour, de quoi arracher un léger mouvement de tête à la mécanique, à peine un tressautement de vie.
    Il travaillait depuis une semaine seulement dans la boutique quand il passa côté client du comptoir en demandant une pièce éteinte de l'arrière-boutique. Le propriétaire la céda après un instant d'étonnement, quelques questions puis quelques conseils, pour finir une aide afin d'acheminer la lourde machine.
    Nye avait étalé plein de journaux sur le sol de son salon et avait nettoyé chaque rouage. Faire l'automate entièrement lui prit plusieurs jours, des jours de mains noires et d'écorchures sur les côtés coupants des pièces. Tout astiqué, sa poupée morte ne brillait pas pour autant, mais elle était moins misérable, semblait bien abandonnée. Il fit faire un double de la clef d'horloge, la neuve dormait dans le tiroir de son bureau. Celle qui avait des tâches de vieillesse était posée dans le salon aux côtés du robot. Il s'accorda une nuit de repos et de début de cicatrisation avant de se décider à le remonter le matin.


    Crrrr, crrr. La clef fit trois tours complets à côté du coeur, et il la retira, légèrement fébrile. Il contempla le visage figé de l'automate, en attente d'un mouvement, d'une parole, d'un mécanisme de mise en route. Rien ne vint, absolument rien. Il resta assis de longues minutes avant de lentement décroiser les jambes, fixant les lattes du parquet. Une fausse joie de plus ou de moins, il n'était plus à ça près n'est-ce pas ? Il se releva lentement, projetant vaguement de contacter une ou deux personnes en mesure de venir l'aider, de jeter un oeil à ce qui n'allait pas chez sa nouvelle poupée.
    Une poigne métallique se referma étroitement sur son bras. Le robot avait levé la tête dans sa direction. Ses rouages palpitaient et s'affolaient dans sa gorge, brassant du vide, cliquetant, dérapant. Il voulait certainement dire quelque chose. La mécanique grippée finit par s'enclencher et quelque chose en sortit. Un nuage de notes flutées et précipitées. Il avait une boîte à musique dans la gorge. Nye se pencha et lui souleva le menton pour mieux regarder les fines lamelles et la roue à créneaux qu'il avait nettoyé la veille. Un robot incapable de parler. Il sourit doucement et aida la machine à se relever, se stabiliser. Ils feraient tous les deux une paire magnifique.

    - Famille :
    • Des parents roux
    • Plus récemment ; Doll, son G1 muet.

    ₪ INFORMATIONS IRL ₪

    - Comment avez vous découvert le forum? Partenariat avec Inverness ^O^.
    - Que pensez vous de ce dernier? Le côté Steampunk franchement attirant 83 Los Angeles n'était pas du tout une ville qui m'attirait mais j'ai fini par venir quand même.
    - Comment définiriez vous votre niveau RP? Je pense qu'on ne définit pas soi-même son niveau rp D: J'ai fait mes débuts il y a un peu plus de cinq ans en tout cas, j'attend aisément les 20 lignes même lors d'un manque cruel d'inspiration <3.
    - Quelle sera votre fréquence de passage? Pas moins d'une fois par semaine je pense.
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Lysianthe Heaven
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MessageSujet: Re: .Nye ✖   Dim 9 Mai - 22:36

Bonsoir jeune homme. =)

Bonne fiche ma foi, je valide donc ! Bon jeu parmi nous. silent

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Nye O'Hara
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MessageSujet: Re: .Nye ✖   Dim 9 Mai - 22:44

Merci Lysianthe *A* ♥️
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MessageSujet: Re: .Nye ✖   

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