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 Priss Lang - The smoking Mustela finally connected -

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Priss Lang
Smoking Mustela
Mécano Ingenieur à la Lexington Corp
 Smoking Mustela   Mécano Ingenieur à la Lexington Corp
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₪ Messages : 14
₪ Âge : 23 ans
₪ Nationalité : Américaine


MessageSujet: Priss Lang - The smoking Mustela finally connected -   Mar 14 Sep - 10:39

? MON IDENTITE ?


- Nom : Lang
- Prénom(s) : Primrose Serena Syn, elle se fait appeler Priss, diminutif de ses trois prénoms
- Surnom(s) : Priss, The Smoking Mustela (la belette qui fume), de par sa mauvaise addiction à la nicotine ainsi que sa petite taille, sa façon de se faufiler partout, son frère a pris l'habitude de dériver ce surnom, le plus populaire, en "The Smoking Weasel", qui veut dire la même chose, mais de manière beaucoup moins flatteuse et beaucoup plus rasoir

- Âge : 23 ans
- Nationalité : Américaine
- Statut : Assistante dans le secteur Développement & Recherches Robotiques à la Lexington Corp. Elle a de concert les statuts d'ingénieur, mécanicien pro et programmateur.
De plus, elle a investi dans des actions en bourse chez les plus grandes marques de cigarettes et de tabac.
- Orientation sexuelle : Bisexuelle
- Participation à l'Intrigue : Oui


? MA PHYSIONOMIE ?


- Physique : Un tout petit bout de femme, c'est la cas de le dire lorsqu'on décrit Priss. Mesurant tout juste 1m50, pour 41 kilos, d'après son fichier médical, la jeune femme pourrait plus facilement passer pour une adolescente de douze ans que pour une femme de presque vingt cinq printemps. Toutefois, les chiffres ne font pas tout. En effet, Priss, a beau être minuscule, elle n'en est pas moins physiquement volcanique, avec des formes parfaitement proportionnées, féminines, sexy et une silhouette toute en courbes. Une poitrine de baby doll à la Brigitte bardot, un ventre et une taille menue, des hanches en cœur ainsi qu'une chute de rein à se damner, Priss n'a peut être pas mangé toute sa soupe, mais a tout de même été bien gâtée par la nature.

Elle est habituée à être prise pour une adolescente, et en joue même très souvent (elle n'a même jamais payé plein tarif où que ce soit), a a pendant un long moment de sa jeunesse, complexé de sa silhouette presque juvénile, car les attributs ne font pas tout, et elle ne rentre pas vraiment dans les canons de beauté californiens. Mais l'époque de la jalousie des corps de femme qu'elle n'aurait jamais est bien révolue, et autant dire que depuis, elle sait désormais tirer parti et se satisfaire de ses avantages non négligeables.
La nature (ou plutôt l'incubateur), lui a donné de beaux yeux vert-gris, comme le bitume couvert de mousse qu'on trouve parfois aux alentours de Westmoreland Park, et des cheveux blond bébé, presque blancs au soleil, comme ceux de sa mère, mais la jeune fille, têtue, porte des lentilles de contact colorées, la teinte variant selon ses humeurs, mais sa préférence allant en général pour un beau doré miel, piqueté de noisette. elle se teint également les cheveux.

Un joli visage entre le rond et le carré, fin dans les traits, porteur d'une candeur mutine s'alliant parfaitement avec sa morphologie, un regard perspicace et souvent teinté de sérieux emprisonné dans des yeux en amande plutôt charmants et enfin des lèvres fines naturellement très rosées, comme si Priss avait hérité d'un rouge à lèvre mat permanent, viennent compléter ce visage de femme enfant.

- Allure : Sa démarche de femme chat à la Audrey Hepburn (son idole d'ailleurs) n'est absolument pas forcée ni volontaire, mais plutôt due a des années de danse classique (et on se demande pourquoi elle est si petite....) qui ont laissé en elle la signature sensuellement candide de la ballerine qui ondule plus qu'elle ne marche. Ce qui est plutôt paradoxal avec sa manière de vivre et de parler, car si elle n'est pas une charretière, elle est tout de même plutôt bourrue, caractérielle, et crue. Démarche assurée, gracieuse, mais volontaire... On la voit souvent arpenter les couloirs du département Recherches et développement à grandes enjambées, dans ses boots de motardes grunges, comme une antithèse, comme une fée qui cracherait par terre. Les épaules hautes, sure d'elle, sa fierté et son assurance irradient presque violemment, compensant son format miniature qui pourrait la mettre en position de faiblesse. Fière mais pas hautaine, elle est sociable, assez drôle, et dispose d'un panel d'humour allant de l'acerbe au sarcasme en passant par la cynisme et l'absurde.

Sa voix déjà grave et chaude, est éraillée, constamment cassé à cause de la cigarette, à un tel point que lorsqu'elle est au téléphone, on lui donnerait facilement la petite quarantaine, certains trouvent ça séduisant, d'autres intimidant, ce qui est sur c'est que ça participe à son charisme et à son autorité dans son travail.
Elle est souple et vive, emportée lorsqu'elle parle avec ses amis, appliquée et perçante lorsqu'elle travaille.
Son tempérament volcanique, ses piques grinçantes, son amour des joutes orales et son côté minette qui griffe, en digne fille de sa mère et professionnelle, sont domptés par son amour du travail bien fait, son investissement corps et âmes dans ses recherches lorsqu'elle se met à sa table de mécanique ou devant son ordinateur. Le travail c'est du sérieux, et elle est très respectée dans son milieu pour ça.

Elle n'a pas un caractère facile, loin de là, mais elle a réussi à se forger une aura de taille pour compenser sa petite mesure physique.

- Goûts vestimentaires :Noir. Noir corbeau, noir chic, noir sensuel, noir élégant, noir grunge.... Priss ne porte en effet que du noir, agrémenté parfois de quelques notes de couleur afin de sublimer la valeur principale. Le noir épouse parfaitement sa silhouette menue et sexy en diable, en général de manière moulante et près du corps. Elle peut très bien porter un costume noir comme des tuniques en lambeaux, ayant néanmoins une large préférence pour les body très échancrés dans le dos, les vestes en cuir, ainsi que les jeans bruts. On ne la verra que rarement porter des robes ou autres attributs féminins, exception faite d'un jupon d'entrainement de danseuse en tulle noir cascadant jusqu'à ses chevilles. Elle ne portera des chaussures à talons que lorsqu'elle devra se confronter à une dame d'importance, afin de compenser un peu sa minuscule taille, optant au quotidien pour le confort des bottes de motard ou le plat rassurant des ballerines. De par sa jolie silhouette elle arrive à être élégante facilement ( ayant choisi une couleur de prédiléction déjà chic par définition) sans trop réfléchir à la question.

Elle porte toujours une seule boucle d'oreille ornée d'un grelot, l'autre étant occupée par une oreillette en quasi permanence.

Priss porte également toujours un ensemble d'une dizaine de bracelets en argent indien au poignet droit, héritage de sa mère, décorés de petits grelots qui accompagnent ses mouvements d'un petit tintement permanent.

- Signes particuliers : Elle fume cigarette sur cigarette, roulées ou non, il ne se passe en général jamais plus de vingt minutes grand maximum entre deux cigarettes. elle cultive d'ailleurs un culte autour du roulage de cigarette, considérant ce geste comme une démonstration ultime d'amour et un moment érotique si c'est quelqu'un qui la roule pour son concubin.

Elle a un tatouage d'une belette qui fume de l'opium partant de la pointe du crane et descendant jusqu'à la naissance de la colonne vertébrale, c'est son signe de reconnaissance entre amis programmateurs et hackers du milieu underground.

? MA PSYCHOLOGIE ?


- Généralités : Priss a un tempérament volcanique, emporté et fier, n'aime pas se faire rabrouer et à tendance à toujours vouloir avoir raison. Sans être hautaine ni méprisante, elle a le port altier et fier de la femme qui se sait intelligente et sure d'elle. Son assurance et sa roguerie lui confèrent une cuirasse protectrice suffisamment inébranlable pour survivre avec brio dans ce monde plutôt masculin qu'est celui de la recherche et de la mécanique. Elle a la gâchette facile en ce qui concerne les répliques cinglantes, et n'aime pas se faire marcher sur les pieds, quitte à user de termes peu élégants dans la bouche d'une jeune fille, n'hésitant pas à rouler des mécaniques pour s'imposer encore un peu plus.
Au premier abord, voire au second, on a du mal à apprécier cette jeune femme, certes brillante, mais relativement antipathique par son apparent dédain et son agaçante manie de toujours avoir le dernier mot.

Bruyante et têtue, futée et habile, lorsqu'elle se tait, c'est pour mieux abattre ses cartes avec un contrecoup encore plus assassin, bourré de termes techniques. C'est d'ailleurs sa marque de fabrique, les termes techniques, terriblement passionnée par son travail et les sciences, toute discussion est bonne pour placer des termes tous plus excentriques et incompréhensibles, utilisant des métaphores mécaniques ou quantiques à tout va. Cette manie a souvent le même effet que sa fierté d'artaban: elle agace, alors que Priss vit juste dans son monde de rouages, un peu comme un autiste, elle compare tout à la robotique, et voit tout comme un schéma électronique, cherchant ou trouvant une logique dans toute chose.
Elle ne supporte pas qu'on lui coupe la parole et râle souvent, affichant en règle générale une moue boudeuse et concentrée, éclipsée parfois par un sourire goguenard et moqueur. Son cousin Zachary la qualifiait de "petite sauvageonne" lorsqu'elle était gamine, il n'avait pas tort en un sens...

Mais cette façade professionnelle, bourrue et farouche peut vite s'effondrer comme un château de cartes lorsqu'on gratte un peu sous cette main de fer. De fait, Priss a un cœur tendre avec ceux qu'elle aime, cherchant continuellement à leur rendre la vie douce et agréable, elle peut se révéler affectueuse et câline, comme une vraie petite minette, à la fois crachante et grognon, mais accro aux caresses et avide de tendresse. Elle ne l'admettra cependant jamais, mais, si elle n'accorde pas un grand intérêt à l'amitié en général, elle aime être prise en affection de ses proches, et se lover dans le creux d'une épaule charitable, pour se reposer de sa journée, respirer, ronronner. Plutôt malhabile avec les relations intimes, elle ne s'attache pas à ses amants, trop dévastée par la perte de sa mère pour laisser un étranger ou une étrangère venir combler la fosse qu'a creusé la mort de celle ci. Elle est câline et plutôt tactile avec ceux qu'elle aime, mais n'étant pas familière avec la poésie, reste plutôt crue dans ses mots tendres, certains y verront surement de la maladresse... Elle a besoin de la reconnaissance de son entourage, et de sentir leur chaleur, pouvant devenir très dépendante de leur tendresse.

Sa relation avec sa défunte mère en était le parfait exemple: elle l'aimait; l'adorait, lui vouait un véritable culte, et leur complicité était exemplaire, elles se disputaient souvent, pour mieux se retrouver et partager leur chaleur. Depuis son décès, Priss a en partie transféré son chagrin sur son frère, communiquant souvent avec lui par sarcasme et ironie, tout en étant capable de déplacer des montagnes pour lui s'il le fallait.

La faiblesse de son caractère se révèle lorsqu'elle se trouve face à une personne qu'elle sait supérieure à elle. Séquelle de sa relation avec sa mère, plutôt que de jalouser, elle se retrouvera aussi discrète et intimidée qu'une enfant, docile et avide de reconnaissance, pour ensuite mieux s'en mordre les doigts et pavaner comme un coq devant ses collègues.

- Vices : La nicotine. Elle fume comme un sapeur en rut, se ruinant la santé à vitesse grand V, elle le sait, mais l'addiction a dépassé le point de non retour, et elle n'a pour l'instant, pas l'intention de changer quoi que ce soit à son mode de vie côté tabac. La cigarette lui a totalement obstrué les bronches et les sinus, provoquant chez elle des migraines épuisantes chaque matin.
Elle n'abuse pas particulièrement de l'alcool, mais est accro à la caféine, ce qui la rend presque insomniaque, ne dormant en moyenne que trois ou quatre heures par nuit.
Elle est fascinée par la science infuse, et a démarré une thèse sur ce sujet, qu'elle compte bien présenter aux grands penseurs un jour à venir, elle ne tolérera pas qu'on remette en question ce concept, et dévore tous les livres sur le sujet, presque au point de le vénérer.
Enfin, bien entendu, elle est obsédée par la robotique, ce qui en un sens, est un vice phénoménal.

- Aime :La science, son frère, la cigarette, la réglisse, les animaux, c'est d'ailleurs une des rares entorses à sa décision de ne pas toucher à son héritage, elle a seulement prélevé une partie de sa fortune pour s'offrir deux chiens et un chat véritables, boules de poils vivantes, elle y accorde le plus grand intérêt et soin, ses chiens sont un énorme léonberg prénommé Asimov, et une femelle East Siberian Laika, qui porte le doux nom de Holly Golightly ( personnage principal de Breakfast at Tiffany's). Son chat est un Siamois boudeur du nom de "Cat", tout simplement...
Comme le prouvent les noms de ses compagnons, Priss aime également le cinéma des années pré-22eme siècle et plus particulièrement le cinéma des années 1940 à 1970, adore Audrey Hepburn, la danse classique,sa mère, plus que tout d'ailleurs.
Peu avide de ce côté là, elle aime faire l'amour, et en donner, et aime les petites preuves d'affection maladroites.
Elle adore également les véhicules, ayant bien évidemment un rapport primal avec ses recherches mécaniques, et possède une bien belle moto.

- N'aime pas : Les questions existentielles qu'on lui pose sur la robotique, l'avarice, le lait de soja, le mépris de la famille, la tombe de sa mère, les cigarettes mentholées, être remise en question par ses subalternes, s'embrouiller dans ses phrases et ses manières face à une grande dame.

- Sociabilité : Son fort caractère ainsi que sa mine renfrognée intimident autant que ses formes charment et attirent. Dans le domaine privée, Priss est très appréciée par ses amis, autant pour ses allures de femme chat, mi sauvage mi caline, que par sa langue bien pendue et ses répliques d'acier trempée. un peu comme le citron confit ou le café fort, on a du mal à ne pas la trouver piquante voire irritante de prime abord, mais si l'on s'habitue à la morsure de son acidité naturelle, on ne peut plus se lasser de sa douceur quasi maternelle qu'elle est capable de déployer pour ses amis. Elle a besoin de sa solitude, surtout lorsqu'elle travaille, et peut montrer les dents pour l'avoir, mais laissera toujours de la place dans sa bulle pour les gens réellement importants à ses yeux ( qui se comptent désormais sur les doigts d'une main : son frère, son cousin si jamais il ose pointer le bout de son nez, et deux-trois amis assistants).

Si elle n'est pas très férue de grosses fêtes surpeuplées et autres festivités exubérantes, elle se sent plus à l'aise en comité réduit, pas plus de dix personnes, assise confortablement dans un fauteuil à profiter de la musique et d'une bonne cigarette roulée avec amour, conversant de tout et de rien, de mécanique quantique ou de l'avenir lu dans le marc de café, avec sa petite clique d'amis.
Un petit chat sauvage qui choisit ses relations, ses amis, mais ne supporterait pas d'être laissée pour compte par ceux qu'elle admire et chérit, au risque de se laisser dépérir comme neige au soleil.

? MON HISTOIRE ?

- Passé : Priss fait partie de ces enfants conçus dans des incubateurs, in-vitro, de père inconnu et "généreux donateur" de fluide masculin. priss a bien conscience de ne pas avoir eu une naissance très glamour ni même ordinaire. pas d'enfantement dans le douleur, pas de sang dans l'angle sombre d'une ruelle, pas même de liquide amniotique versé sur une table gynécologique. Mais il y eut tout de même deux cris: le sien, celui du déploiement inévitable des poumons d'un enfant naissant, et celui de sa mère, reconnaissant la chair de sa chair, malgré l'artifice de cette chimère de naissance. Priss a eu une naissance moderne et aseptisée, mais vécu une enfance aussi banale que n'importe quel enfant aurait put la souhaiter. des écorchures sur les genoux, des bleus sur les cuisses et l'uniforme de la maternelle en lambeaux dès le troisième jour à l'école, voilà comment la minuscule petite fille prématurée (on fut obligé de la sortir de l'incubateur presque deux mois trop tôt) commença dans le monde. elle courrait, sautait, grognait, comme un vrai petit démon, et ne supportait pas d'être séparée de sa chère et tendre mère, pas plus qu'elle ne tolérait une hiérarchie différente de celle qu'elle prenait pour acquise. Autant dire que la jeune enfant n'apprécia guère les stéréotypes d'autorité que l'on retrouve dans les établissements scolaires privés, select, et démesurément couteux de la côte ouest. refusant l'enseignement qu'elle considérait comme ennuyeux, dédaignant les professeurs pathétiques et crachant au visage des enfants qu'elle ne comprenait pas, Priss était vue comme de la mauvaise graine et certains psychologues commencèrent à voir en elle une enfant plus que perturbée... peut être dangereuse... peut-être malade.... La mère de Priss, qui voyait clair dans la comédie courroucée des enseignants, refusa toute hypothèse d'autisme ou de défaillance, prouvant par divers moyens que sa fille était intelligente, éveillée et intéressée par ce qui l'entourait, mais pas à la manière dont les établissements scolaires voulaient éveiller la jeunesse.

Incomprise et fascinée par la monde, Priss n'avait que peu conscience du cas qu'elle pouvait représenter, et passait ses journées entre les jambes de sa mère qui travaillait sa robotique, les bras de son frère maladroit fasciné par les romans policiers, et le jardin familial, où elle admirait les étoiles jusqu'à tomber de sommeil. Elle lisait beaucoup et s'intéressait à à peu près tout ce que lui montrait sa mère, dévorant tous les livres trainant dans la villa, et posant toujours plus de question. Mais son caractère sauvage en public ne s'atténuait pas pour autant, et cette "bipolarité", cette attitude de docteur Jekkyl et mr Hyde entre sa douceur à la maison, et ses accès de colère et de rébellion à l'école, entrainèrent des quolibets à son sujet, envenimant grandement la situation.
En effet, à 8 ans, la petite "gamine Lang" ne dépassait pas ses camarades de 6 ans, pesait autant qu'un verre d'eau et avait un caractère en acier trempé. Ayant compris que sa minuscule carrure ne l'aiderait pas à s'imposer, elle développa un vocabulaire de rhétorique et un panel de parades cinglantes afin de se défendre, qu'elle maria à des morsures violentes et des griffures rageuses lorsque les mots ne suffisaient plus à faire taire les gamins de son école qui la jugeaient, la traitaient de "Corky" (qui c'était corky d'ailleurs hein?!), se moquaient d'elle ou de son frère, de son apparence différente ainsi que du mode de vie différent de sa mère, qui n'avait ni homme ni femme dans sa vie, et se vouait corps et âmes à ses robots autant qu'à ses enfants. Dévorée par la tristesse de ces affronts et par la colère qu'ils provoquaient, Priss devint incontrôlable aux regard des écoles, même celles qui fermaient les yeux en échange d'une enveloppe douillette.
A ses neuf ans, il fut donc décidé que ce serait sa mère qui lui ferait l'enseignement à domicile. Pour Priss ce fut une libération. Elle continua à pratiquer la danse, unique activité sociale où elle se comportait calmement, passionnée par ce qu'elle faisait, tout en apprenant de la voix de son plus grand maitre : sa mère. Bien évidemment, elle fut plus spécialement initiée aux sciences, à la mécanique, à la philosophie et enfin à la robotique. Mais elle réclama également à apprendre l'astronomie, la biologie, la cinématographie et l'histoire, de son propre chef. sa mère était patiente, mais dure, et particulièrement exigeante, mais ne la força jamais à apprendre quoi que ce soit contre son gré, c'était plutôt sa passion qui avait déteint sur Priss, curieuse de comprendre ces rouages que sa maman vénérait tant...

Elle fuma son premier mégot à dix ans, chapardé dans le cendrier de son frère, et fut dégoutée à la première bouffée crapotée. Elle se jura de ne plus jamais toucher à ces bâtons de cancer.
A douze, elle commença à faire des stages à la Lexington Corp. sa mère ayant décidé qu'elle avait passé l'age de pouponner. Elle devint une petite mascotte agaçante dans l'entreprise, muette et désespérément avide de connaissances, appliquée mais pas très douce, une gamine maline et loquace quand il ne fallait pas....

Deux mois après ses treize ans, survint le drame qui fracassa Priss en mille morceaux de cristal. L'Accident. Sa mère bascula dans un ravin avec sa voiture, ne laissant à la jeune fille que des cendres et de la chair carbonisée à pleurer. A jamais ébranlée, perdant un de ses seuls points de repère dans ce vaste monde si familier mais si inconnu, elle sombra dans un mutisme total durant cinq mois. Son frère eut beau déployer tout un panel de démonstrations de tendresse et de réconfort, Priss n'ouvrit pas la bouche une seule fois devant ses preuves d'affection. Elle aimait son frère, et s'y accrochait avec le désespoir des fous, mais ne trouvait tout simplement plus d'intérêt à communiquer par la parole. Elle ne pleura pas à l'enterrement, trop choquée pour réaliser l'aspect définitif et irrévocable du décès de sa chère mère. Elle songea à faire créer un robot à son image, puis se rendit malade d'avoir envisagé un tel acte, avant de décider de reprendre le flambeau familial, et redresser le front comme le faisaient les vraies femmes. Elle récupéra le tabac de sa mère, et commença a fumer, autant qu'elle le pouvait, singeant les mimiques de son frère, inhalant à tort et à travers la fumée, malgré le vœu qu'elle s'était fait autrefois; qu'importait un cancer quand on avait perdu sa mère?

Se plongeant dans ses livres, ce ne fut qu'en allant rendre un jour un livre à la bibliothèque qu'elle retrouva l'usage de la parole, en même temps qu'elle fut foudroyée par ce qu'elle identifierait plus tard comme l'amour. Il était grand, fin, l'air un peu gauche et avait des cheveux cendrés, ses yeux en amande trahissaient des origines asiatiques et souriaient beaucoup, tandis que son expression grave indiquait une réflexion intense à propos du livre qu'il lisait.
Sans s'en rendre compte, Priss s'était glissée à sa table, séparée de lui par deux chaises, et faisait mine de lire son roman afin de découvrir ce qui le fascinait tant, lui. Jamais, hormis pour sa mère, elle n'avait éprouvé une telle fascination, sans pouvoir, logiquement, expliquer cette attirance palpable. Il n'y avait pas de désir sexuel dans cette attirance, c'était plus flou, plus subtil...
Le magicien d'Oz.
Il lisait le magicien d'Oz.... un instant, Priss hésita à le juger; un jeune homme d'une vingtaine d'années, qui lisait un conte de fée, c'était contre toute bonne logique, mais elle fut séduite par ce choix incongru, si séduite, si curieuse, que ce fut la première fois en cinq mois qu'elle ne pensa pas à sa mère.
Dans un souffle, elle lui demanda qui était l'auteur, il fut surpris par cette voix rauque et usée dans la bouche d'une fillette, et, après l'avoir longuement observée, lui répondit:
"C'est L. Frank Baum, tu l'as lu?"
Priss fit la moue et lui répondit d'un ton sec que si elle ne connaissait pas l'auteur, c'était qu'elle n'avait bien évidemment pas lu le livre, ce à quoi il rétorqua.
"Pourtant je t'ai vu, je t'ai regardée et observée, je pourrais t'avoir lue si tu étais un livre, mais je ne connais pas ton nom pour autant".
soufflée, Priss fit le gros dos et pris le livre des mains du jeune homme et le serra contre sa poitrine.
"hé bien si tu veux connaitre mon nom, il faudra me relire",et sur ce, elle fila aussi vite qu'un chaton ayant volé un poisson, ne laissant derrière elle qu'un numéro de téléphone.

Il s'appelait Dimitri, étudiait la littérature et les légendes du monde, et avait suivi les miettes de pain jusque chez elle, afin de retrouver la petite voleuse de livre. Ils devinrent amis, et il fit renaitre l'adolescente qui avait sombré en même temps que le cabriolet de sa mère. Elle tomba amoureuse, mais ne lui avoua pas, de peur de le voir partir, effrayé par une gamine trop jeune et trop sentimentale. Ils partageaient leurs savoirs, échangeaient, se disputaient beaucoup, étant rarement d'accord et jamais prompt à lâcher l'affaire ni l'un ni l'autre. Lorsque le percepteur payé par le grand oncle de Priss (qui était devenu son tuteur légal)n'était pas là, c'était Dimitri qui donnait des cours à la demoiselle, en échange de quoi elle lui enseignait ce qu'elle savait en robotique. Pour ses dix sept ans, il lui offrit un médaillon qu'elle garde aujourd'hui encore dissimulé contre son sœur, avant de lui annoncer qu'il devait repartir en Angleterre, pour soigner un cancer qu'il avait développé a cause du FOG. Priss vécut son départ comme un abandon, et sa maladie comme un deuil. Il lui murmura qu'il n'était qu'un robot qui devait aller chercher son coeur. Elle ne l'a jamais revu, son cancer s'étant aggravé et lui interdisant les longs voyages. Dimitri avait fait revivre Priss, et lui avait adouci la montée difficile vers l'age adulte, ouvert l'esprit à des milieux nouveaux, mais il l'avait entrainée dans sa chute, lui faisant découvrir l'amertume, la frustration, la déception et le malheur d'aimer.

Après la disparition de Dimitri, comme elle aimait appeler cet évènement, Priss se fit engager sans problème à la Lexington Corp, grâce à la réputation de sa mère, ainsi que ses capacités exceptionnelles, et prit le poste qu'elle occupe encore à ce jour, c'est à dire Assistante dans le secteur Développement & Recherches Robotiques à la Lexington Corp, ayant la responsabilité du développement de la structure interne du bras des robots troisième génération. Elle se fit vite remarquer par les programmateurs, qui l'intégrèrent à leur sphère d'initiés où elle découvrit le milieu underground et psychédélique de la ville. Elle s'y fit connaitre comme la petite belette qui fume trop, parle comme un homme, aigri, lucide, aime les aventures et se bat avec ses petits poings.La perte de Dimitri l'avait rendue acide vis à vis de relations, et elle commença à collectionner les histoires d'un soir, avec des hommes des femmes, offrit sa virginité à une jeune hackeuse espagnole, sortait avec son cousin dans des soirées branchées qu'elle n'appréciait pas, mixa même dans quelques soirées... elle goutait la vie, sans vraiment y prendre part, cherchant une aventure surprenante, mais ne trouvant d'épanouissement plus complet que dans son travail,ses recherches et son frère, qui gardait toujours un œil sur elle.

A vingt ans, elle hérita d'une immense fortune, tandis que son cousin était déshérité. elle épargna et investit, se sentant confortable dans sa vie telle qu'elle était, s'installa définitivement dans la maison de son enfance, ou elle vit seule, avec ses deux chiens, son chat, et un robot seconde génération appelé "Prosopopée" (figure de style utilisée lorsque l'on fait parler ou l'on donne un caractère à un objet ou une idée sans vie)

Il y a quelques semaines, Priss est tombée sur un bon de commande qui n'aurait jamais du exister, un bon de commande de bras sur lesquels elle travaille encore, des prototypes, prévus pour une commercialisation future, pas même encore datée.Comme si ces bras étaient déjà sur le marché...qui a passé cette commande, dans quel but, pour quel client? Priss n'est pas seulement curieuse et intelligente, elle est aussi suspicieuse, et elle est bien décidée à comprendre ce qu'il se passe dans les méandres de la Lexington Corp, car elle n'apprécie guère de voir son travail (compté en années) disséminé aux quatre vents, c'est pourquoi elle a contacté son frère afin de l'aider dans sa tâche....

- Famille : Un frère, qu'elle adore et avec qui elle a les meilleures joutes orales, un cousin star du porno gay, il l'intrigue, l'agace et l'amuse en même temps.

Ses animaux de compagnie sont comme sa famille pour elle.


? INFORMATIONS IRL ?

- Comment avez vous découvert le forum? Grâce à notre magnifique et incroyable Admin voyons... je cherchais son nouveau forum, m'y voilà!
- Que pensez vous de ce dernier? L'intrigue est très originale,et j'aime beaucoup le côté "enquête policière"
- Comment définiriez vous votre niveau RP?Autrefois bon, actuellement, correct, avec un capacité peut être un peu meilleure encore en sommeil car je manque d'entrainement.
- Quelle sera votre fréquence de passage? quotidienne, mais je posterais mes RPs surtout le week end, étant pas mal prise en semaine (je ferais toute fois de mon mieux chef!)
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Priss Lang
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MessageSujet: Re: Priss Lang - The smoking Mustela finally connected -   Mar 14 Sep - 10:51

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Léonberg



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Justice Faith Sebastian
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₪ Nationalité : Double nationalité : Américaine et Japonaise.

₪ Feuille d'Intrigue ₪
Participation à l'Histoire: Oui.
Carnet de bord:
Avancement dans l'Histoire:
68/100  (68/100)


MessageSujet: Re: Priss Lang - The smoking Mustela finally connected -   Ven 17 Sep - 12:43

Enfin une Priss, et une de qualité en plus!

Après avoir lu ta fiche, je ne peux que la valider, ta vision du personnage étant très juste, très développée. Je pense que tu aimeras la jouer! =)

Je te valide donc, entre deux de mes cartons, en te remerciant d'avoir prit Priss et en étant plus que contente de te revoir sur un de mes forums! =D

Bon jeu à toi!

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MessageSujet: Re: Priss Lang - The smoking Mustela finally connected -   

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Priss Lang - The smoking Mustela finally connected -

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